Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 17:40

02 Juillet 2009   

 

Nous voilà arrivé à l'aéroport, maintenant il faut en sortir et ce n'est pas le plus facile mais vue le temps qu'il fait dehors ce n'est pas trop grave. Tout d'abord nous allons récupérer nos baguages, ensuite vient le moment de passer les contrôles. En premier lieu vérification des passeports prise d'une photo et relevé des empruntes digitales et rendu d'une feuille de papier que l'on nous avait distribué dans l'avion et indiquant les raison de notre voyage, les différents contenus de nos sacs, la somme d'argent liquide que l'on a emmené avec nous... Juste en dessous du guichet se trouve une petite boite en carton, tout de suite je comprend qu'il s'agit d'un distributeur de masques en papier (Ne l'oublions pas la Grippe A sévit ici et Tokyo est devenu un foyer d'infection...). Le passage obligatoire suivant était la douane locale. Ils examinent nos baguages rapidement puis posent des questions sur ce que nous venons faire au Japon, ce que l'on transporte, ou allons-nous dans le pays... L'anglais du douanier est plutôt bon mais il a l'air tellement intimidé et il parle si bas que j'ai bien du mal à répondre à ses questions.

 

    Enfin nous finissons par traverser le dernier portique pour aller vers le monde extérieur ou l'on circule librement... Mais pas gratuitement... Direction le guichet de la compagnie des "Bus Limousine". Je vous vois venir, vous imaginez déjà les bus grand luxe et autre, vous n'y êtes pas du tout. Ce sont des bus climatisés lambda qui font la navette entre Tokyo et Narita, comptez 3000 yens (un peu moins de 30€) l'aller simple jusqu'à la gare de shinjûku au centre de Tokyo soit 80km. Nous payons notre ticket puis montons dans le bus. Le temps est gris mais le paysage reste joli(quand il est visible) jusqu'à ce que l'on pénètre dans les premières couches de la banlieue de Tokyo. Là tout change, de nombreux bâtiments sombres et d'aspect un peu tristes et rouillés sortent du sol. Tout ceci est accompagné des moyens de transport en commun les plus utilisés par les Japonais, le train et le métro qui laissent bien des stigmates autour d'eux.


japon 78

La banlieue et les chemins de fer

 

Le bus ce retrouve vite coincé dans les bouchons au niveau de ce territoire désolé mais, au fur et à mesure que nous avançons les bâtiments reprennent des couleurs et semblent mieux entretenu.

 

japon 22o

Les bouchons, grande joie des grandes villes

 

Je sent bien le fait que l'on s'enfonce dans une ville imposante de par sa taille et ses modes de vie. Je me sent oppressé et malgré cela subjugué par la marée d'immeubles qui semble nous avaler. Le monde dans lequel j'entre est l'opposé total du mien et il promet de ne pas me laisser indemne, en bien ou en mal et le désir de l'explorer grandis à chaque instant un peu plus en moi.

L'une des choses les plus étonantes qu'il m'est donné de remarquer est le nombre de taxis et leurs couleurs les rendant bien visibles. Impossible de ne pas trouver le moindre taxi, ce sont les usagers majoritaires de la route une fois à l'intérieur de la ville.


japon 75

L'un des nombreux coloris de taxi

 

Le temps est bien mausade et les nuages sont tellement bas alors que les immeubles sont si haut que leur sommet semble dans la brûme.

 

japon 81

Les immeubles grattent vraiment le ciel à Tokyo

 

    Après environ 85 minutes de routes nous arrivons enfin à la gare de Shinjuku. Voilà la gare qui voit passer le plus de passagers au monde avec plus de 3,6 millions de passagers par jours qui vont et viennent par plus de 200 sorties. Je suis passé avec une certaine émotion devant cet endroit car c'est dans cette gare que City Hunter (Nicky Larson) vient pour voir les annonces de "travail" précédées de XYZ sur un tableau noir(qui n'existe pas en réalité).

   

    Nous voilà dans Shinjûku, il faut maintenant se diriger vers les locaux de Sakura House, organisme qui nous fournis la guess-house. La route est facile à trouver et nous rejoignons rapidement les bureaux de notre logeur. L'accueil est plutôt chaleureux, débute alors une discussion avec une hôtesse des conditions de séjour autour d'un thé. Il est temps de signer les papiers pour la location... Tout est en anglais et j'avoue avoir un peu de mal à comprendre aussi vite que Cassye mais à la lecture du contract aucun problème. Nous signons puis payons le mois en liquide, c'est cher (un peu plus de 1000 euros à deux pour le mois) mais on ne peut pas trouver moins onéreux surtout en plein coeur de Tokyo.

 

    Les papiers signés et les clé récupérées le moment est venu d'aller nous installer dans notre nouvelle demeure. Nous commençons par trouver de quoi grignoter car la route çà creuse, je m'achète une boite de "makis longs"(je ne connais pas le véritable nom) qui ma foi sont délicieux et pour 295 yens calment ma faim.

 

japon 84

Les fameux "makis" dont je ne connais pas le nom

 

Les troupes ravitaillées nous nous demandons comment faire pour allers à la station de métro qui nous emmènera à la gare d'Harajuku près de laquelle est notre lieu de résidence. Nous voyant un peu (beaucoup) perdu, un grand-père nous propose son aide. Nous lui disons "Harajuku" et lui nous indique directement un itinéraire vers une station de métro proche mais il y a un problème... Il nous explique tout en Japonais par conséquent les seules choses que nous retenons de ses explication est la première direction qu'il nous à indiqué. Ne voulant pas le vexer nous prenons donc cette route en espérant trouver plus loin un peu d'aide. Cassye et moi entrons enfin dans la gare de Shinjuku et là nous comprenons rapidement que c'est un gigantesque labyrinthe. Impossible de trouver les distributeurs de tickets. Heureusement une employée du train vient à notre rencontre. Après lui avoir donné notre destination elle nous conduit aux machines à ticket et porte même la valise de Cassye puis nous indique par ou aller pour prendre le bon métro. Epuisés mais dans le bon métro, nos aventures ne s'arrêtent pas là pour autant. Arrivé à la gare d'Harajuku il faut trouver ou est notre logement. En suivant le plan que nous à donner l'hôtesse de Sakura House le constat tombe vite, la carte est très très mal faite. Nous voilà partis pour tourner en rond à demander aux passants s'ils savent ou est cette foutue baraque. Enfin quelqu'un sait et nous l'indique, après quelques mètres nous arrivons devant un petit panneau "Sakura house" résidence D ... La notre est la maison C... Retour au point de départ! A force de tourner en rond et d'indications toutes dans des sens contraires des passant nous trouvons enfin cette petite maison ou nous allons résider. Après 2 heure de recherche le moment est enfin venue de poser les valises et de goûter à la joie du repos l'espace de quelques minutes avant de finir l'installation. Tout d'abord répartition des placards en fonction des besoin de chacun puis établissement de la connection internet qui marche (très mal).

 

japon_152.JPG

Voici à quoi ressemble notre chambre, petit mais sympa tout de même.

 

    Notre voisin de chambre est un jeune Suisse de notre âge dont j'avoue avoir oublié le nom, il réside ici pour plusieurs mois et nous apprend une nouvelle à laquelle nous ne nous attendions pas. Notre arrivée coïncide avec la période des soldes, serait-ce le moment de partir faire les magasin pour ensuite passer le reste du voyage à visiter? Il faut bien y réfléchir mais pour moi réfléchir le ventre vide est impossible, je part donc en quete de nourriture vers un combini(supérette) repéré en chemin(mon estomac est meilleur en orientation que moi) tout en prenant des photos de ce joli quartier qu'est Harajuku.

 

japon 93

La rue principale d'Harajuku que nous emprunterons tous les jours pour aller à la gare

 

Je ne sais pas trop quoi prendre mis à part une chose que je veux goûter par curiosité le Natto que je prend avec des sortes de makis. Le Natto est fait à base de graines de soja fermentées et réputées pour avoir de nombreuses vertues(protection contre les cancers, les accident cardio-vasculaires...), pour les vertues je ne sais pas mais je peu vous assurer qu'il est difficiles de trouver une nourriture plus répugnante. Cela ressemble à un tas de petits flageolet collés avec du fromage moisi, avant de les manger il faut les touiller très rapidement et un petit moment avec ses baguettes pour que l'air active les éléments du Natto.

 

japon 100

Boite de Natto avant ouverture


Une fois remué je prend une bouché de cette "chose" dans mes baguettes et constate qu'un long paquet de fils reste accroché au reste de la mixture... Deux bouchées me suffisent pour être écoeuré d'avaler ce machin pour le restant de mes jours, au début il n'y a pas de goût puis ensuite plusieurs goûts étranges se succèdent entre le moisi et l'amer. Je préfère vivre moins longtemps et garder mon pauvre palais loin de çà. Constatez donc l'aspect ce cette chose.

 

japon 101

Voilà le Natto sous son vrai jour, gluant et collant

 

    Une fois reposés nous partons visiter le quartier sans précipitation pour repérer les magasins intéressants. En chemin nous somme impressionné par la quantité de câbles électriques qui se croisent et se recroisent partout dans la ville qui semble se transformer en pelotte d'épingle. Ceci est logique en fin de compte, les nombreuses secousses sismiques qui ébranlent le pays régulièrement ne permettent pas de placer des lignes souterraines sans risquer d'énormes coupures de courant.

 

japon_87.JPG

Des fils et encore des fils partout!!!!!!!!!!!!!!!

Il est tards, je file donc au lit après une bonnes douche. La journée sera longue demain.

Ecrire un commentaire - Publié dans : 2009, Un mois dans la fourmilière de Tokyô
Voir les 0 commentaires - Par りょじん (ryojin=voyageur)
Retour à l'accueil

Présentation

Partager

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus